L’ANNEE EN WHV partie 2/2

8. Voyager en Australie

J’ai vite décidé que Sydney serait ma base pour cette année, j’ai appris à aimer cette ville petit à petit et puis j’y avais aussi mon copain et mes amis. Je n’avais pas forcément de plan, je savais que je voulais aller un peu partout en Australie (dans l’ordre: cote Est > Uluru > cote Ouest) et je voulais aussi absolument aller a Bali. La Tasmanie, la Great Ocean Road, les iles Fidji et la Nouvelle-Zélande étaient au second plan – en “pourquoi pas si il me reste de l’argent et du temps”. J’ai aussi vite décidé que je ne ferais pas les 88 jours de ferme pour une seconde année, car ce n’était pas forcément mon but de rester plus longtemps, je préférais utiliser mon temps et mon argent pour voyager et puis ça ne me donnais absolument pas envie en toute honnêteté. Je pense qu’il est nécessaire de savoir ce que l’on veut pour soi et ce qui nous fait envie, même si avec le temps ça évoluera surement. Mes amis n’avait pas du tout les mêmes plans que moi, les personnes que j’ai rencontrées non plus et chacun construit l’aventure qui lui ressemble.

Liste des voyages que j’ai fait:

  • oct 2015: THAILANDE (Bangkok et Koh Phi Phi)
    (avant le début de mon visa ci-dessus)
  • déc 2015: BALI + ILES GILI
  • déc 2015 – jan 2016: COTE EST (de Cairns à Sydney)
  • avr 2016: COTE EST à nouveau (de Cairns à Airlie beach)
  • juil 2016: RED CENTRE (de Melbourne – Adelaïde – Alice Springs à Darwin)
  • sept 2016: COTE OUEST (de Perth à Exmouth)
    (puis entre la fin de mon visa et mon retour en France ci-dessous)
  • oct 2016: SINGAPOUR
  • oct 2016: MALAYSIE (Kuala Lumpur)
  • nov 2016: THAILANDE à nouveau (Bangkok, Phuket, Koh Phi Phi, Koh Lanta, Krabi, Railay beach, Koh Samui, Koh Pha Ngan, Koh Tao)

(je ferais des articles détaillés sur chaque voyage par la suite)

Je n’ai pas forcément de façon préférée de voyager, j’aime le côté baroudeur en campervan tout autant que le confort d’un hôtel sympa en bord de mer avec piscine. C’est pour ça que j’ai voulu un peu tout tester cette année, c’était l’occasion ou jamais et puis ça a surtout été une discussion avec mes compagnons d’aventure.
J’ai commencé avec Bali et les îles Gili puis enchainé la cote Est avec une française rencontrée le premier jour à Sydney. On se connaissait depuis à peine 2 mois et on partait pour 40 jours ensemble. Pari risqué mais réussi, nous sommes toujours amies aujourd’hui et avons un lien particulier et des souvenirs for a lifetime! Pour l’Indonésie, nous avions tout préparé nous même en amont en réservant nos billets d’avion et nos hôtels. Pour les activités et les visites, c’était au jour le jour sur place mais nous avions déjà l’itinéraire en tête. Pour la côte Est, nous avons décidé de passer par une agence de voyage comme il en existe beaucoup ici, et nous avons créé notre voyage de A à Z avec notre agent en choisissant avec lui chaque activité pour chaque jour, avec ses conseils et recommendations. Nous avons voyagé en bus, en changeant de ville tout les 2-3 jours et nous dormions dans des dortoirs en auberges de jeunesse.
Puis ma mère et mon frère sont venus me rendre visite, et question de budget et envies de chacun, je suis donc retournée dans le nord du Queensland. On a voyagé en bus également, en restant dans des hostels mais en chambre particulière. C’était bien sur un voyage totalement différent du premier, avec des activités différentes et du coup l’impression d’en avoir découvert encore plus sur cette région. Je suis aussi passée par la même agence de voyage (Peter Pans), différente conseillère qui a su nous organiser un voyage familial parfait! 
Prochain trip: le centre de l’Australie en road trip du sud au nord. Un pari un peu fou sachant que cette partie est complètement déserte, la plupart des gens font l’aller-retour pour voir Uluru et c’est tout. Mais j’avais envie d’un truc un peu dingue, de quelque chose de complètement authentique et surtout de découvrir la culture aborigène et la vraie “Australie profonde” qui me faisait rêver depuis petite. Et j’ai été plus que gâtée, j’ai vu et vécu des choses complètement incroyables, difficilement descriptibles. J’étais accompagnée de Flo, le 3ème de notre bande. Il était parti faire ses fermes, on ne s’étaient pas vus depuis des mois et on s’est retrouvés pendant un mois, le temps de vivre cette aventure ensemble. La seule chose d’organisée: l’itinéraire – après c’était de la débrouille au jour le jour.
Dernier voyage de mon WHV: la côte Ouest avec mon père. Mon papa, hyper aventurier, rêvait de road trip et c’est ce que nous avons fait: location d’un campervan, itinéraire prévu à l’avance et c’était parti! Cette partie de l’Australie est tellement belle et sous estimée, quasiment pas de voyageurs, que des locaux (à l’époque du moins). Mon papa en parle encore, ça a été l’aventure de sa vie et je suis tellement heureuse de l’avoir partagée avec lui!
Chaque voyage m’a permis de créer un lien indescriptible avec la personne avec qui je l’ai partagé, de l’émerveillement à la galère, on passe par toutes les émotions possibles et inimaginables. Et puis on se surprend tellement, je n’aurais jamais pensé être capable de faire la moitié de ce que j’ai fait, j’ai fait face à mes peurs, à mes doutes, à mes angoisses, je me suis ouverte et je me suis complètement redécouverte. 
On me demande souvent quelle partie de l’Australie j’ai préféré – mais honnêtement je les aimes toutes! Ce pays est tellement riche, de paysages et de culture. Tout est à voir, tout est à faire; alors un conseil: économisez au maximum et offrez vous ces expériences!

9. Le manque des proches – le cap des 6 mois

L’année pour moi s’est vraiment divisée en deux à ce niveau là, il y a eu les premiers 6 mois où ma famille m’a énormément manquée. Dès que j’y pensais j’avais envie de pleurer très honnêtement, les fêtes et les anniversaires ont été difficiles, les FaceTime compliqués à gérer. C’était la première fois que je quittais mes parents et mon petit frère pour une période aussi longue et je n’ai pas honte de dire que c’était difficile. Et puis à partir du moment où ma mère et mon frère sont repartis d’Australie, après leurs vacances, ça a été le déclic. J’ai passé la journée à pleurer et après plus jamais. Ils me manquaient toujours, mais ça ne me rendait plus triste. On m’as souvent posé la question, mais je pense que c’est quelque chose de très personnel et différent pour chacun, il n’y a pas vraiment de norme ou de bon comportement à avoir. Chacun entretient les relations qui lui sont propre avec sa famille, il n’y a aucune honte à admettre que l’on est triste, comme il n’y en a aucune à dire qu’ils ne nous manquent pas plus que ça. 
Concernant les amis, c’était complètement différents, ils me manquaient bien sur mais je n’étais absolument pas triste, je savais que j’allais les retrouver après. J’ai de la chance d’avoir les mêmes depuis des années, voir décennies, alors pas de soucis la dessus. Pas de surprises non plus, mes amis d’avant et d’après sont encore et toujours les mêmes. Encore une fois, c’est très variable d’une personne à l’autre. 

10. Repartir

Après cette incroyable aventure, il a fallu repartir. Et là ça se complique, mélange de nostalgie et de gratitude pour cette année qui vient de s’écouler à vitesse pas croyable, mais aussi l’excitation de retrouver ses amis et ses proches. Néanmoins, comme je l’ai dit, je savais que j’étais venue pour un an (lol, si j’avais su que je serais de retour rapidement) donc dans ma tête c’était clair: c’est la fin, c’était prévu, pas d’envie de rester plus que ça pour être honnête, j’étais bien au clair là dessus. J’ai quand même verser ma petite larme en décollant de Sydney mais j’étais surtout contente et fière de moi. Un sentiment de mission accomplie!
Une chose qui, je pense, m’a beaucoup aidée à faire la transition ça a été de voyager entre le départ de l’Australie et mon retour en France. J’ai voyagé en Asie pendant 1 mois et demi, j’étais donc super excitée et plutôt tournée vers ce qui m’attendais par la suite.
Petit truc embêtant avant de partir: je me suis rendue compte que j’avais accumulé, malgré le fait d’avoir fait attention, pas mal d’affaires. J’ai fait un gros tri mais il y avait aussi des choses que je ne voulais pas trainer avec moi en Asie pour les semaines qui suivaient: j’ai donc envoyé une valise à mes parents. Je suis passée par packsend.com.au qui ont un service irréprochable, ils ont plusieurs shops dans Sydney. Il suffit de ramener sa valise, lister les affaires qu’il y a dedans sur leur formulaire avec un total de la valeur approximative, choisir si l’ont veut une assurance ou pas. Mes parents l’ont reçue directement chez eux une semaine plus tard. Il a aussi fallu vendre les quelques meubles que nous avions achetés et nous sommes passés par Facebook market qui marche super bien ici, nous avons tout vendu en moins d’une semaine et pour des prix plus que corrects. 

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“L’attitude de Yes man”

Bien que je ne sois absolument pas fan de ce film (et de Jim Carrey en général), je suis fan de l’idée. Et c’est quelque chose que j’ai commencé à faire en voyageant: adopter cette attitude de “Yes man” = dire oui à tout (presque hein calmons nous). Honnêtement je ne peux que le recommander! Nouvelle activité? Yes I’m in! Nouveau spot pour sortir? Yes please! Nouveau type de nourriture: Absolutely yes! Des personnes que l’ont vient juste de rencontrer nous proposent de faire la fête ensemble? Yes sure! Une inconnue s’assoit à ma table pour qu’on mange ensemble? Yes jump in! Vous aurez compris l’idée, c’est grâce à cette façon d’être que j’ai probablement crée mes souvenirs les plus fun. Et Dieu sait que ça a été dur pour moi au début mais j’ai fait de mon mieux, et petit à petit cette facette un peu renfermée s’est complètement transformée. Dîtes oui et voyez où le vent vous mène!

“Osez!”

Dans la continuité de cette attitude de “Yes man”, c’est d’oser. Pas seulement osez des nouvelles expériences et rencontrez de nouvelles personnes, mais osez être soi-même sans trop se questionner. Je pense qu’en France on a un réel problème de jugement et de peur du regard des autres. On a la critique très facile et c’est quelque chose qui m’a sauté aux yeux quand je voyais que les autres nationalités se comportaient différemment. Critique physique, critique sur le comportement, comparaison incessante d’un pays à l’autre, comparaison aux autres, jugement etc … On pense être libérés mais pas vraiment au final. J’ai appris à être vulnérable, à m’exposer aux autres et à faire ce dont j’avais vraiment envie. Pour certains ça va être d’engager une conversation en anglais avec un accent très prononcé ou oser inviter une fille à danser etc bref la vie est trop courte pour se mettre des barrières. Vous êtes dans un nouveau pays où personne ne vous connait, profitez en pour apprendre à vous défaire des qu’en dira t’on. 

“Rester connecté à soi-même et ses objectifs”

Même si les plans changent et que rien ne se passera comme prévu, je pense que c’est primordial de rester concentré sur ses propres objectifs. J’ai vu beaucoup de personnes changer et se laisser un peu happé par le tourbillon de la fête, des drogues (très présentes ici), de l’argent facile ou même juste de rester entre français par exemple. N’oubliez pas qui vous êtes, quelles sont vos valeurs et ce que vous êtes venus chercher ici. Que ce soit des rencontres internationales, des expériences au contact de locaux dans le fin fond du bush ou l’envie de voyager et de découvrir – le temps passe très vite et les distractions sont nombreuses. C’est très facile de se laisser influencer et c’est tout à fait normal. Mais réfléchissez bien à quels sont vos objectifs et accomplissez les, il n’y a rien de plus gratifiant. 

Circular Quay, Sydney – Australia

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